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Propositions de séances par domaines artistiques

Dans la liste des ressources proposées, seuls les liens pointant sur des sites sont actifs. Pour avoir accès aux médias pointés par les autres liens (fichiers audio, vidéo, image ou texte), les enseignants doivent contacter les CPEM.

Une proposition : la musique antique

La liste d'exemples d'œuvres musicales (EDUSCOL - Sept 2008) propose 3 exemples d'œuvres "faisant référence" aux récits de création, à la Préhistoire et à l'Antiquité gallo-romaine ("La création du monde" D. Milhaud ; "Le sacre du printemps" I. Stravinsky ; "Daphnis et Chloé" M. Ravel, 3 œuvres pour ballets).

Il nous semble préférable d'aborder la musique antique en évoquant plutôt les pratiques musicales/vocales en usage en ces temps reculés… même si toute reconstitution sonore peut sembler hasardeuse, du fait de la quasi-absence de notation de la musique chantée et jouée et des connaissances très lacunaires reposant essentiellement sur des documents iconographiques…

La musique antique 588 Kb 25 sept. 2014
Deux supports d'activités vocales 361 Kb 25 sept. 2014

Une proposition : le Moyen-Âge

La période historique du Moyen-âge est marquée par une prééminence du pouvoir spirituel et de l'influence de l'Église dans tous les domaines artistiques (architecture, sculpture, peinture, littérature, théâtre, musique…)

La musique sacrée

Le chant grégorien (parfois appelé plain-chant) se développe en Occident à la fin du VIIIème siècle dans les communautés ecclésiastiques et monastiques. Il doit son nom à Grégoire 1er (pape de 590 à 604), qui a ordonné et amorcé la diffusion d'un répertoire liturgique commun à travers tout l'occident.

C'est une musique récitative sacrée interprétée a cappella et en latin par un chœur ou par un soliste appelé chantre. Il est chanté à l'unisson (1 seule voix).

La transmission des mélodies s'est faite oralement jusqu'au XIème siècle, époque à laquelle apparut l'écriture musicale grâce au moine italien Gui d'Arezzo (992-1050) : il est à l'origine du système occidental de dénomination des notes de musique (à partir des premières syllabes d'un chant religieux latin).

Le chant grégorien possède une notation spécifique, les neumes (notes carrées) qui suivent le texte en ne donnant que le mouvement mélodique. Son rythme complexe découle à la fois des paroles (dans les passages psalmodiques) et de la musique (dans les passages mélismatiques, ornementés).

La musique profane

"Seule la voix humaine peut rendre gloire à Dieu". Les instruments ne sont donc permis que pour la musique profane.

Echappant à la sphère religieuse, une musique savante monodique va se développer dans la société civile féodale à partir du Xème siècle à l'initiative des seigneurs et des nobles. Poèmes épiques, chants d'amour ("fin'amor"), chants satiriques ("sirventes"), chants guerriers ou chansons à danser sont colportés par des chanteurs ambulants : les troubadours (au Sud) et les trouvères (au Nord). Les styles s'opposent aux recommandations de l'Église, avec une musique plus mesurée, parfois strophique (refrains), et surtout l'usage des instruments.

Il s'agit sans doute de "l'acte de naissance" de la chanson française, avec ses refrains, ses ritournelles, ses satires, ses plaintes amoureuses...

La musique populaire

Il existe également des chansons populaires dont les origines sont lointaines et assez mal connues. Elles aussi subissent l'influence du chant d'église : en témoigne la chanson bourguignonne "J'ai vu le loup, le renard, le lièvre" (voir ci-dessous) qui utilise le même air que la mélodie grégorienne du "Dies irae".

 

mise à jour : septembre 2014

Dossier suivi par
Inspecteur de l'Éducation nationale
circonscription de Landivisiau